Accueil

Médias

/

Médias

Une Semaine Québécoise de la Paternité : pourquoi ?

Les pères québécois sont de plus en plus présents dans la vie de leurs enfants puisque le temps qu’ils leur consacrent a doublé sur une période de 30 ans, qu’en 10 ans, le nombre de gardes partagées est passé de 8 à 20% et le nombre de gardes exclusives aux pères, de 5 à 14%, et que près de 1 famille monoparentale sur 4 est présentement dirigée par un homme. Cet engagement accru des pères auprès de leurs enfants s’est produit rapidement. De ce fait, les pères doivent aujourd’hui réinventer leur rôle et désirent être reconnus pour leur compétence parentale. Ils souhaitent aussi assumer pleinement leurs responsabilités en cas de séparation et de garde partagée. La Semaine Québécoise de la Paternité a été créée en 2013 dans le but de susciter un dialogue public valorisant les pères dans ce nouveau rôle et de reconnaître leur contribution à la société en tant que parent à part entière.

  • DONNÉES SUR L'ENGAGEMENT ACCRU DES PÈRES

    • Selon le Portail du temps quotidien de l'UQTR, entre 1986 et 2010, le temps passé par les pères auprès de leurs enfants est passé de 3,1 à 6,6 heures par semaine et de 6,9 à 10,5 heures pour les travaux ménagers, alors que le temps qu'ils allouent au travail (déplacements inclus) est passé de 52,5 à 50,5 heures par semaine
    • Selon un rapport de recherche présenté au ministère de la Justice, le pourcentage de garde partagée est passée de 8,1% à 19,7% et de 5,4% à 13,5% dans le cas des gardes exclusives aux pères en 10 ans
    • Selon l'Institut de la Statistique du Québec, près de 1 famille monoparentale sur 4 est dirigée par un homme (23,9%) en 2011, cela représente 87 580 familles monoparentales au Québec

La conciliation famille-travail, c’est aussi une affaire de pères ?

Comme ils sont plus investis auprès des enfants et à la maison que leurs prédécesseurs, de nombreux pères souhaitent pouvoir mieux concilier famille et travail. En effet, 7 pères sur 10 disent se sentir coupables lorsque les engagements au travail prennent le dessus sur les engagements à domicile et plus de la moitié d’entre eux accepteraient volontiers une réduction de salaire afin de passer plus de temps avec les enfants. Pourtant, des obstacles importants sont rapportés par les pères : un horaire de travail surchargé, irrégulier ou atypique, peu ou pas d’accès à des mesures de CFT et des perceptions négatives de la part des employeurs qui, dans certains cas, considèrent la conciliation famille-travail avant tout comme une « affaire de femmes » et, ce, plus particulièrement dans les milieux de travail majoritairement masculins. Voilà pourquoi la Semaine Québécoise de la Paternité présente cette année une campagne dont le thème est : « Prendre le relais pour une famille gagnante – La conciliation famille-travail, c’est aussi une affaire de pères ». En permettant aux pères de prendre plus souvent le relais en termes de conciliation famille-travail, on observe un meilleur état de santé chez les deux parents, un plus grand sentiment de compétence parentale, une diminution des conflits famille-travail vécu par les mères et par les pères et une augmentation du temps quotidien passé par les pères auprès de leurs enfants. En permettant aux pères de mieux concilier famille et travail, on en fait de même pour les mères. Tout le monde y gagne!

  • DONNÉES SUR LA CONCILIATION FAMILLE-TRAVAIL POUR LES PÈRES

    • Selon un sondage effectué par Workopolis, 7 pères sur 10 disent se sentir coupables lorsque les engagements au travail prennent le dessus sur ceux au domicile et 56% de ces pères accepteraient volontiers une réduction de salaire de 10% afin de passer 10% plus de temps à la maison avec les enfants
    • Selon ce même sondage, 49% des pères travailleurs canadiens seraient prêts à changer d’emploi si un employeur potentiel leur offrait de meilleures options de conciliation travail-famille
    • Selon l'Institut de la Statistique du Québec, 25% des pères salariés n’ont accès à aucune mesure de conciliation travail-famille
    • Selon le rapport mentionné précédemment, 41% des pères disent vivre "souvent" ou "toujours" des situations de conflit travail-famille
    • Toujours selon le rapport de l'ISQ, 29% des pères salariés ont un horaire de travail atypique et 30% d'entre eux travaillent plus de 40 heures par semaine
    • Selon un sondage commandé par l'Ordre des Conseillers en Ressources humaines, 28% des pères salariés québécois ont le sentiment que la prise de congé de paternité est encouragée par la direction de leur milieu de travail
    • Toujours selon le même sondage, 47% des hommes croient que prendre un congé de paternité peut leur nuire dans le cadre de leur travail
c 2017-2019 Regroupement pour la Valorisation de la Paternité - Tous droits réservés